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Thibaut VILLEMIN


Vice président du Conseil régional de Lorraine
Président du parc naturel régional de Lorraine
Premier secrétaire du PS de la Meuse 

 

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Mardi 29 juillet 2008

 




Verdun, le 26 juillet 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

La journée de dupe des annonces du Gouvernement.

 

Quelle surprise jeudi 24 juillet d’entendre les satisfecit du député et du sénateur UMP de la Meuse, ainsi que des services de l’Etat, relativement aux annonces liées à la réforme de la carte militaire.

Le constat est clair et c’est un coup très dur pour la présence militaire en Meuse. La réalité des chiffres est cruelle pour tous les élus et les services de l’Etat qui prônaient le statu quo, la résignation et la confiance dans le gouvernement.

 

Les pertes sont de :

239 personnels en 2009 lié à la suppression d’un escadron au 1°/2° Régiment de Chasseurs à Thierville. Aucune compensation.

118 personnels en 2010 lié à la suppression d’une compagnie au 3° Régiment d’Hélicoptères de Combat de Rouvres. Même si cette compagnie était basée à Nancy, cela affaiblit le Régiment meusien. Aucune compensation.


849 personnels
en 2011 par la suppression du 8° Régiment d’Artillerie de Commercy. Commercy est la seule commune touchée par la suppression d’un régiment pour laquelle aucune compensation financière n’est annoncée, aucune cellule de veille n’est instituée.

Et pourtant, ils sont heureux du résultat à l’UMP !!!

 

Tout au plus, un hypothétique rapprochement d’un régiment de la Brigade Franco Allemande est évoqué, mais pas dans le plan présenté officiellement par le Premier Ministre !!!

D’ici à ce que cette promesse soit aussi réelle que l’annonce d’une Unité de Sécurité Civile à Verdun en 1995 !!!

Et encore, l’intégralité des dégâts n’est pas encore connue, puisqu’en parallèle de la restructuration de la gendarmerie territoriale, l’escadron de Gendarmerie Mobile de Verdun est clairement menacé de dissolution, ce qui priverait l’agglomération verdunoise de 150 familles de plus. Le Livre Blanc de la Défense Nationale prévoit aussi une baisse forte des effectifs de gendarmerie.

Enfin, la Meuse n’est pas indiquée dans les 85 sites de renforcement opérationnel indiqués par le Premier Ministre pour être des pôles de restructuration de la Défense après 2014. Ce qui veut dire qu’après cette date, c’est toute la présence militaire en Meuse qui peut être menacée.

 

Premier Bilan :

1 206 personnels quittent la Meuse, autant de familles qui quittent la Meuse, autant d’emplois induits qui seront supprimés…

Aucune reconnaissance par l’Etat de l’Histoire de nos territoires, et aucune compensation, aucune perspective d’avenir pour nos territoires ruraux…

Le Parti Socialiste condamne cette politique de faux semblants qui conduit à fragiliser encore plus notre département rural. Le PS invite tous les Meusiens à se mobiliser pour défendre leurs territoires, et exiger des compensations en emplois publics pérennes en nombre équivalent ET des moyens supplémentaires au profit du développementéconomique.

 

Fédération de la Meuse                                       Union Départementale des Elus

du Parti Socialiste                                     Socialistes et Républicains de la Meuse



 

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Mardi 15 juillet 2008

Ce texte circule sur internet en ce moment, il est certe un peu provoc ! Mais il pose bien les problemes d'aujourd'hui !!!!!!! Je vous le livre donc ainsi !

La journée d'Enzo 3 septembre 2012


    Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien,  au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
    La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe.

    Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas  plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la  rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort.
    Puis il expliquait mal.
    Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en  difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal  à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait.

    Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé >sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire,c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3ans, mais ses parents ont dû payer.

    La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel.
 
   Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus  de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.


    Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti,son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami  pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes.Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons.


    Les filles sont dans une autre école.Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo,en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par cœur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

   
    Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune sœur de maman.


    Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée.

    Elle dit :
« A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
    Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques.
    Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…
Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.

*Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. trouvée sur le net
 

Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, petits voisins, ..., deviennent des copains de classe de ce petit Enzo, faites suivre ce mail à votre carnet d'adresse ! Il faut que tout le monde prenne conscience que c'est ce qui les attend à plus ou moins court terme !
Il faut que le ministère arrête de détruire l'Education Nationale !!!

 

Merci pour eux

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Samedi 21 juin 2008

Le Conseil Régional annonce

un plan d’actions pour les scieries lorraines de résineux

et dénonce l’installation de l’industriel Pollmeier

 

 

Ce mercredi 18 juin, Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil Régional de Lorraine, et Christian Franqueville, Vice-Président en charge de l’Agriculture et de l’Industrie Forestière, ont reçu à l’Hôtel de Région à Metz, des représentants de Gipeblor (Groupe Interprofessionnel de Promotion de l'Economie du Bois en Lorraine) et des filières bois résineux et feuillus.

 

Jean-Pierre Masseret a souhaité rencontrer ces responsables avant de prendre toute décision quant au soutien du Conseil Régional aux scieries lorraines.

 

1)    Plan d’actions pour la filière résineux

 

Ensemble, les participants ont établi le plan d’actions suivant :

-          Le Conseil Régional de Lorraine s’engage à mettre en place aux côtés des professionnels un outil spécifique de garantie d’emprunts bancaires en partenariat avec OSEO et les banquiers pour renforcer la structure financière des entreprises de la filière résineux.

-          Jean-Pierre Masseret s’engage à rencontrer prochainement le directeur de l’ONF pour réaffirmer que les entreprises de sciage en lorraine sont performantes et capables de rivaliser avec les scieurs nationaux et européens à conditions de ne pas les pénaliser –comme c’est le cas- par l’absence de garanties d’approvisionnement et par des prix d’achat différents de la concurrence.

-          Parallèlement  les professionnels se sont engagés de leur côté à mieux structurer la filière résineux et à développer des projets de valorisation des produits issus du sciage en appui avec Gipeblor.

 

2)    Installation de Pollmeier : réaction du Conseil Régional

 

-          Jean-Pierre Masseret confirme que le Conseil Régional de Lorraine ne soutiendra pas financièrement le projet Pollmeier. Cette décision n’est pas liée au projet en lui-même mais à son impact qui mettrait à mort l’existence de nos petites scieries dispersées sur le territoire lorrain et créerait d’énormes difficultés pour les finances des petites communes avec des conséquences négatives en terme d’aménagement du territoire ce qui serait  contraire à la politique du Conseil Régional en matière de soutien au développement rural.

 

La capacité de production de bois feuillu hêtre en lorraine est de 250 000 M3 par an. Ces 250 000 M3 sont actuellement transformées par les scieries lorraines performantes. Or Pollmeier annonce une capacité de sciage de 300 000 M3 de hêtre (avec une garantie d’approvisionnement de 80% par l’ONF).

 

 

Avec l’arrivée de Pollmeier, les scieries lorraines se verraient donc privées de leur source d’approvisionnement.

 

Cette installation présente :

o        Un risque pour l’emploi : malgré la création directe de 180 emplois, l’installation de Pollmeier menacerait 250 emplois directs chez les scieurs locaux auxquels s’ajouterait la fragilisation de 200 emplois indirects.

o        Un risque de baisse des prix du bois : un tel appel de matière première engendrerait à court terme une hausse artificielle des prix qui pourrait  déboucher ensuite, par le jeu du monopole, à une chute des cours. Ce qui pénaliserait à terme l’ensemble des propriétaires forestiers.

o        Un impact négatif pour l’aménagement du territoire (en cas de disparition des scieries lorraines)

o        Un impact négatif pour l’environnement : les scieries seraient forcées d’accroître leur rayon d’approvisionnement (beaucoup plus de camions sur les routes…)

Enfin, il est à craindre des dommages collatéraux pour les scieries de chêne : il est fort à parier que Pollmeier s’attaquera au marché de la transformation du chêne après celui du hêtre.

C’est donc la destructuration prévisible de l’ensemble de la filière bois lorraine qui est en jeu.

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Mardi 17 juin 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

16/06/2008

 Fret SNCF :

le Conseil Régional de Lorraine vigilant

 En contradiction avec ses déclarations en faveur d’une remise en cause du « tout-camion », le Président de la République multiplie les décisions défavorables au rail. Le Conseil Régional de Lorraine constate, par ailleurs, que la chute vertigineuse des tonnages de Fret SNCF n’a pas été compensée par les nouveaux entrants sur ce marché du transport ferroviaire. 

Le Conseil Régional de Lorraine est particulièrement attentif à toutes dispositions qui seront prises pour assurer une part grandissante de report modal du transport de Fret, de la route, vers des moyens respectueux de l’environnement que sont le ferroviaire et la voie d’eau.

C’est pourquoi, nous soutenons les cheminots, celles et ceux qui s’inquiètent de la baisse du transport « fret ferroviaire » et souhaitent s’inscrire vers une reconquête en tonnage, et sur un maximum de lignes ferrées, du transport des marchandises.

Le Conseil Régional, lui-même,  s’est prononcé pour l’investissement avec ses partenaires du tracé dit « ligne fret ouest », pour soulager le sillon Luxembourg-Metz. Or, cette solution n’est, aujourd’hui, pas privilégiée.

La Lorraine est particulièrement touchée, on ne compte plus les entreprises qui n’ont plus la possibilité d’effectuer de livraisons autrement que par camion.

Cette situation, si elle perdure, aurait pour conséquence de faire porter au seul TER, la charge des péages sur des lignes qui seront alors déclarées « non rentables » et en danger de fermeture au détriment des voyageurs lorrains.

Le Conseil Régional de Lorraine, en liant fret ferroviaire et trafic voyageurs, se prononce clairement pour un service public de qualité, conforme aux déclarations d’intentions, sur le développement durable.

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